Droits de l'homme - Quelques dossiers

Marche pour les sciences : la liberté universitaire également menacée en Europe
 

Samedi 22 avril 2017, une vingtaine de manifestations sont prévues en France à l’occasion de la marche pour les sciences, en solidarité avec les scientifiques américains.

http://www.marchepourlessciences.fr/a-propos/pourquoi-marcher/

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/04/17/marche-pour-les-sciences-en-france-solidarite-et-inquietudes_5112566_1650684.html

La liberté universitaire connaît également des menaces en Europe.

https://www.nytimes.com/2017/04/02/opinion/academic-freedom-under-threat-in-europe.html?smid=tw-share&_r=1

https://www.insidehighered.com/news/2017/03/30/hungary-and-russia-western-style-universities-are-under-threat

En Hongrie : une loi menaçant l’Université d’Europe Centrale (CEU) a été promulguée le 10 avril 2017. La loi prévoit de priver de licence les instituts d’enseignement étrangers qui ne disposent pas de campus dans leur pays d’origine, ce qui est le cas de la prestigieuse Université CEU. De nombreuses manifestations de soutien à la CEU ont eu lieu et une pétition exigeant le retrait de cette loi a été signée par des universitaires du monde entier dont dix-huit Prix Nobel.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/04/10/hongrie-le-president-promulgue-une-loi-menacant-l-universite-soros_5109111_3214.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/hongrie-universite-ong-l-obsession-de-victor-orban-pour-george-soros_1899152.html

https://www.change.org/p/hungarian-national-assembly-save-the-central-european-university?recruiter=702510347&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

En Russie : l’Université européenne de Saint-Pétersbourg s’est vue retirer sa licence d’enseignement le 20 mars 2017.

https://www.opendemocracy.net/od-russia/polina-aronson-tatyana-dvornikova/european-university-at-st-petersburg-no-license-to-learn

En Turquie : la situation est toujours préoccupante.

http://www.huffingtonpost.com/entry/class-dismissed-the-demise-of-academia-in-erdogans_us_58e413bce4b09deecf0e1b54
 

Nouvelles de Turquie


Tübitak, l’équivalent turc du CNRS, a diffusé une circulaire le 24 mars 2017 demandant la recomposition des comités éditoriaux afin d’en exclure les personnels mis à pied. Face à cette décision de Tübitak, un appel au boycott concernant le « Bosphorus Joint Project » (appel à projet de recherches France-Turquie) est publié depuis le 17 avril 2017.

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/170417/tuebitak-organisme-scientifique-ou-outil-politique

http://www.ufuk2020.org.tr/en/bilateral-collaborations/fr#open-calls

 La quatrième audience des quatre Universitaires signataires de la pétition Academics for peace in Turkey, dont Kivanç Ersoy, s'est tenue le 30 mars 2017. Le procureur, toujours  en attente de l'autorisation du ministère pour modifier le chef d'accusation a   reporté une nouvelle fois l'audience au 18 juillet 2017.

Noémi Levy-Aksu, la traductrice du témoignage de Kivanç Ersoy (paru dans la Gazette des Mathématiciens numéro 151, janvier 2017), s’est vu annuler son autorisation de travail par le Conseil de l’Enseignement Supérieur Turc début mars.

https://academia.hypotheses.org/2927
 

Programme PAUSE (aide à l'Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil)

Le gouvernement français a récemment mis en place ce programme qui accorde des subventions aux établissements d'enseignement supérieur et/ou de recherche publics projetant d'accueillir des scientifiques en situation d'urgence. Le projet est présenté en détail au lien

https://www.college-de-france.fr/site/programme-pause/index.htm

Les dramatiques conséquences de la répression universitaire en Turquie

Un jeune scientifique turc, harcelé par les autorités turques pour sa participation à la pétition des "universitaires pour la paix", a mis fin à ses jours le
22 février 2017. Des collègues universitaires ont lancé ce texte-pétition

https://www.change.org/p/du-lynchage-%C3%A0-la-mort-la-descente-aux-enfers-des-universitaires-de-turquie?recruiter=688535435&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

publié dans Libération

http://www.liberation.fr/debats/2017/03/09/turquie-de-la-repression-au-suicide_1554581

Voir aussi
http://www.kedistan.net/2017/02/26/mehmet-fatih-tras-suicide-regime-turc/

Les quatre universitaires turcs toujours en attente d'acquittement

La troisième audience des quatre Universitaires signataires de la pétition Academics for peace in Turkey, dont Kivanç Ersoy, s'est tenue le 22 décembre 2016. Le procureur, toujours  en attente de l'autorisation du ministère pour modifier le chef d'accusation a préféré reporter une nouvelle fois l'audience au 30 mars 2017,  en dépit de la nouvelle demande d’acquittement immédiat des avocats.

 http://bianet.org/english/law/181971-acquittal-request-for-academics-for-peace-remains-without-response

http://www.lalibre.be/actu/international/des-deputes-bruxellois-manifestent-a-istanbul-585c50c2cd7014981b3f98bb

Le témoignage de Kivanç Ersoy, traduit par Noémi Levy-Aksu, est paru dans la Gazette des Mathématiciens (numéro 151, janvier 2017).
http://smf4.emath.fr/en/Publications/Gazette/2017/151/smf_gazette_151_58-60.pdf
 

Soutien à la recommandation du Conseil Scientifique du CNRS


01/12/16 - Suite à la dégradation de la situation de nos collègues en Turquie et dans l'attente du proçès de Kivanç Ersoy le 22 décembre, la SFdS, la SMAI et la SMF invitent tous les organisateurs de conférence à informer les collègues de la situation en Turquie en lisant ou projetant un extrait de ce texte
(version française et version anglaise) s'associant à la recommandation du Conseil scientifique du CNRS.

N'hésitez pas à l'afficher également dans vos laboratoires.
 

Recommandation sur la situation des Universités en Turquie du Conseil Scientifique du CNRS  le 15 novembre 2016

"Le Conseil scientifique s'indigne et condamne les arrestations, persécutions et licenciements de plus d'un millier de scientifiques en Turquie depuis plus d’un an, enseignant.e.s universitaires, docteur.e.s et doctorant.e.s. Il ne peut y avoir de grand pays sans recherche libre et indépendante. Nous demandons donc que nos collègues soient libéré.e.s et rétabli.e.s dans leurs fonctions, et retrouvent leur liberté d'expression et de circulation à l'étranger. Nous condamnons également le dernier décret-loi qui supprime l'autonomie des Universités. Il annule en effet les élections des présidents (recteurs) des Universités, privées et publiques et permet au président de la République de nommer qui il veut à leur place, comme cela vient de se passer à l’Université du Bosphore. Nous encourageons également toutes les initiatives, au CNRS et dans les Universités, d’accueil de nos collègues scientifiques de Turquie réfugié.e.s en France."

Nous signalons également une table ronde à l'Université Paris 8 le 17 novembre :
http://www.univ-paris8.fr/La-repression-en-Turquie-et-les-mobilisations-actuelles-Autour-des
ainsi que l'article du Monde du 15 novembre
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/11/15/a-l-ecole-d-erdogan_5031207_3218.html
 

 

Appel contre l'arrestation massive d'universitaires turcs le 1er septembre 2016


Un décret gouvernemental justifié par l’état d’urgence a autorisé la dernière purge d’envergure en date, dans la nuit du 1er au 2 septembre 2016. Plus de 41 signataires de la Pétition pour la Paix ont été accusés d’être des « soutiens du terrorisme » et chassés du service public, en même temps que plus de 40.000 fonctionnaires.

Sources d’informations sur le sujet :
http://www.euroscience.org/news/turkey-urgent-call-for-solidarity/
https://www.scholarsatrisk.org/
https://barisicinakademisyenler.net/node/288


La SFdS, la SMAI et la SMF ont répondu à l'appel à solidarité en envoyant une lettre condamnant les actions actuelles contre les universitaires turcs et demandant la levée des sanctions dans le respect du droit, à la liste des destinataires mentionnés (le président turc, le premier ministre, le président de l'assemblée, le ministre de la justice, le ministre de l'éducation nationale et le président du conseil pour l'enseignement supérieur)

La deuxième audience des quatre Universitaires signataires de la pétition Academics for peace in Turkey, dont Kivanç Ersoy, s'est tenue le 27 septembre. Le procureur souhaitant modifier le chef d'accusation a préféré reporter l'audience au 22 décembre en l'attente de l'autorisation du ministère, en dépit de la demande d’acquittement immédiat des avocats.
Source : http://bianet.org/english/law/179072-no-acquittal-for-4-signatory-academics-in-2nd-hearing



Claude LeBrun de l’Université d’Etat de New York à Stony Brook  nous a également fait part de l’arrestation de son ancien étudiant Mustafa Kalafat,
 qui était en poste en Turquie.

Sur les suites de la tentative de putsch en Turquie du 15 juillet 2016

 

Après la tentative de putsch en Turquie du 15 juillet 2016, le président Recep Tayyip Erdogan a étendu sa purge à l'enseignement supérieur. Ainsi, le 19 juillet, les 1577 doyens d'universités publiques  comme privées ont été contraints de démissionner  et le ministère de l'Education turc a annoncé la suspension de 15 200 fonctionnaires. Le Conseil de l'enseignement supérieur a interdit "jusqu'à nouvel ordre toutes les missions à l'étranger pour les universitaires".

La Conférence des présidents d'université (CPU) dénonce "une atteinte inacceptable à la démocratie" et "demande au gouvernement français et au Conseil européen de prendre toutes leurs responsabilités pour faire en sorte de garantir les droits fondamentaux, assurer la défense des libertés académiques et le pluralisme scientifique aux portes de l'Europe". Elle a lancé une pétition le 24 juillet "Contre la 'purge' et l'intimidation dans l'Education et l'Enseignement supérieur turc".

Près d'une centaine d'universitaires et de personnalités politiques principalement européens signent
une lettre ouverte pour demander "à l'UE d'exiger de la Turquie un retour à l'état de droit" publiée le 24 juillet.

Article du 20/07/2016


Article du  21/07/2016


Article du  25/07/2016

Déclaration de soutien aux universitaires de Turquie

 

Les faitsPlus de 2200 universitaires et chercheurs turcs et étrangers ont signé un appel à l’arrêt des opérations militaires menées par l’armée turque contre les Kurdes, à une enquête indépendante sur cette opération qui implique la population civile et au lancement d’un processus de paix (pétition du 10 janvier 2016 « Nous ne serons pas complices de ce crime ! »). Des interpellations ont touché 14 universitaires turcs, ce vendredi 15 janvier 2016,  accusés d’avoir signé cet  appel. Une offensive est conduite contre les signataires sur tous les fronts : pénal, médiatique, politique, universitaire, YÖK (l’Administration centrale de l’enseignement supérieur), lTübitak (le CNRS turc).

Les quatre collègues arrêtés ont été relâchés le 22 avril, voir le  Daily News.  Kivanç Ersoy  avait été incarcéré en Turquie le 15 mars (avec deux autres enseignants-chercheurs Esra Mungan  et Muzaffer Kaya), puis Meral Camci le 1er avril. Plus d'informations sur EnglishBianet, 25 mars, et 16 mars. Voir aussi Human Rights in Turkey.

Pétitions : Academicians for peace. (Voir la liste des soutiens.) Academics for peace in Turkey. Une lettre ouverte à Selim Yenel, ambassadeur de la République de
Turquie auprès de l'Union européenne.

Le communiqué de l'EMS : voir ce lien.

Le communiqué de la CPU : communiqué  de la CPU, 18 janvier 2016.

Les communiqués de la SMAI, la SFdS et la SMF : communiqué du 29 janvier 2016, communiqué du 5 avril 2016.

Le blog de GIT France :  voir le site. Le GIT France est la branche française du Groupe de travail international (GIT) « Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie », une initiative internationale d’universitaires, de chercheurs, d’étudiants, de traducteurs et d’éditeurs née à Paris le 21 novembre 2011.

Plus d'informations :  sur le site d'Al-monitor.

International Council for Science : voir le site de l'ICSU.

Dans les médias :  Nature, 16 mars, Libération, 16 mars, EnglishBianet, 15 mars,  Scholars at risk network, 14 mars.

Soutien des avocats :  voir le lien, 16 mars.

 

Dossier Boris Weisfeiler

Boris Weisfeiler est un mathématicien américain qui a disparu alors qu'il faisait une randonnée dans les Andes en 1985. Pour de nombreuses raisons, l'enquête  a évolué lentement, mais récemment  un  jugement  a été rendu acquittant les  huit personnes impliquées dans l'enlèvement de Boris Weisfeiler.

Voir la déclaration de la SOMACHI (Société mathématique chilienne) en espagnol, et en anglais.

 

Dossier Viktor Vassiliev

Les faits : Nous avons appris l’arrestation le 21 février 2014 puis la condamnation le 5 mars 2014 de notre collègue, l’académicien Viktor Vassiliev, professeur à la faculté de mathématiques HSE et chercheur à l’institut de mathématiques Steklov, président de la société mathématique de Moscou et membre de la société européenne de mathématiques. Alors qu’il venait assister au jugement des manifestants de la place Bolotnaya à Moscou, et n’avait pu entrer dans la salle de tribunal faute de places, il a été arrêté par la police. Il a été accusé d’avoir participé à un rassemblement illégal, d’avoir crié des slogans hostiles et d’avoir résisté lors de son arrestation, accusations qu’il réfute ainsi que des collègues témoins de la scène. Il a été accusé en vertu des articles 20.2 et 19.3 de la loi russe et condamné à une amende de dix mille roubles.

La réaction de la SMF et de la communauté mathématique : lettres de réaction de la SMAI/SMF/SFDS.

Le 09/04/14 - Lettre à V. Poutine (Président de la Fédération de Russie).
Le 09/04/14 - Lettre à D. Livanov (Ministre de l'éducation et des sciences de la Fédération de Russie).

Dossier Ibni Oumar Mahamat Saleh

Les faits : Ibni Oumar Mahamat Saleh, qui a exercé comme professeur de mathématiques à l’université de N’Djamena, est mort en détention au début du mois de février 2008.  Ibni Oumar Mahamat Saleh avait fait toutes ses études supérieures à Orléans et  était docteur de l’université d’Orléans.
Ancien ministre, il  était une des figures majeures de l’opposition démocratique au parti au pouvoir au Tchad. Il avait été enlevé à N’Djamena à son domicile le 3 février, au lendemain du départ des troupes rebelles, par des forces de l’armée nationale tchadienne. Il était à l’initiative d’échanges inter-universitaires entre la France et le Tchad.

La réaction de la SMF et de la communauté mathématique : la société mathématique de France s'est fortement mobilisée grâce aux efforts d'Aline Bonami, d' Alain Godinot  et de Marie-Francoise Roy. Une pétition
à l'initiative de la SFdS, la SMAI et de la SMF demandant qu'une enquête soit menée sur le cas d'Ibni, a été signée par près de 3400 personnes.
Une souscription a été mise en place pour le prix "Ibni  Oumar Mahamat Saleh", créé pour que la mémoire de notre collègue reste vivante et pour poursuivre son engagement en faveur des mathématiques en Afrique.
Quelques liens : Documents, Prix, Amnesty Orléans

3/02/11 - Lettre ouverte à Ibni Oumar Mahamat Saleh, 3 ans après sa disparition forcée, au Tchad.
 

Arrestation de Monsieur Pham Minh Hoang

Les faits : Monsieur Pham Minh Hoang, mathématicien de formation (DESS de mathématiques appliquées à Paris VI) et  professeur à l'institut polytechnique de Ho Chi Minh Ville, qui a la double nationalité franco-vietnamienne après  avoir passé 20 ans en France (il est retourné au Vietnam en 2000), a été arrêté à Ho Chi Minh Ville le 13 août 2010. Selon sa femme, Thi Kim Oanh, présente lors de l'arrestation, il serait accusé d'appartenir au groupe Viet Tan (parti pour la réforme du Vietnam), une organisation basée à l'étranger, œuvrant, selon sa femme, pour la démocratie et qui a depuis indiqué que Pham Minh Hoang était l'un de ses membres. Un comité de soutien s'est mis en place.

La réaction de la communauté mathématique : Michel Waldschmidt, alerté par  Madame Tran Dung Nghi, résidant en France, a à son tour alerté Bernard Helffer.

La réaction de la SMF Bernard Helffer a abordé le problème au cours de la séance du Conseil d'administration  de la SMF  du 25 septembre 2010, où il a été décidé de rester attentif à l'évolution de la situation en attendant de plus amples informations de la part de Michel Waldschmidt, qui devrait prochainement rencontrer le Consul de France à Hanoi. Le CIMPA n'a pas souhaité intervenir en tant qu'institution.

Le 12 novembre 2010 : Le Président de la SMF et la Présidente de la SMAI envoient une lettre à B. Kouchner (renvoyée à M. Alliot-Marie après la formation du nouveau gouvernement).

Le 4 janvier 2011 : Le Président de la SMF et la Présidente de la SMAI envoient une lettre à l'ambassadeur du Vietnam en France.

Le 24 janvier 2011 : Réponse de M. Alliot-Marie.

Le 20 juillet 2011 : Le président de la SMF et la Présidente de la SMAI envoient une lettre à Alain Juppé, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes.

Le 29 juillet 2011 : Ayant appris par V. Roussier que le procès commencera le 10 août 2011, de nouvelles lettres sont envoyées par le président de la SMF et la Présidente de la SMAI à A. Juppé, C. Ashton, l'ambassadeur de France au Vietnam, l'ambassadeur du Vietnam en France et le consul de France à Ho Chi Minh- Ville.

Le 11 août 2011 : D'après le Monde, Pham Minh Hoang a été condamné à trois ans de prison suivis de trois ans de résidence surveillée lors de son procès pour son activité qui "porte atteinte à l'image du Vietnam".

Le 12 septembre 2011 : Réponse du Ministère des Affaires Etrangères.

Le 15 septembre 2011 : Réponse de Madame Ashton.

Le 29 Novembre 2011 : Sa peine a été réduite en appel à 17 mois de prison, a indiqué son avocat à l'AFP.

Pham Minh Hoang a quitté la prison le 13 janvier 2012. Il est maintenant assigné à résidence chez lui pour 3 ans.

Arrestation de Monsieur Arijit Dey

Les faits : Monsieur Arijit Dey, mathématicien indien qui participait à la conférence logConf2010 à Bordeaux, a été arrêté le 24 juin 2010 par des  policiers en civil pour un contrôle d'identité. N'ayant pas son passeport sur lui, il a été menotté et retenu tout une nuit à l'aéroport par la police des frontières, sans pouvoir se rendre à l'hôtel où était resté son passeport, malgré ses explications en anglais.

Les réactions de la communauté mathématique : Laszlo Lovacz, alors président de la IMU, a alerté Bernard Helffer,  qui a adressé, le 20 juillet dernier, une lettre de protestation au ministre de l'intérieur, lettre restée à ce jour sans réponse. Il demandait au ministre que la France présente des excuses, compte-tenu de la tenue prochaine à Hyderabad en Inde, du congrès international des mathématiciens, congrès qui accueillait une délégation française importante.

La réaction de la SMF : Lors du conseil d'administration du samedi 25 septembre 2010, la SMF a décidé d'adresser une lettre ouverte au ministre exigeant une réponse, lettre du 28 septembre 2010 adressée à Brice Hortefeux.

La réponse du cabinet du ministre : 19 octobre 2010. Nous n'avons finalement jamais reçu d'explication.